Didier Castanet
Was bleibt von unserer Liebe?
Übertragung und Akt am Ende der Kur
Zuletzt aktualisiert am 14. September 2026

André Masson: Paysage aux prodiges, 1935
Öl auf Leinwand, 76,5 x 65,4 cm, Guggenheim Museum New York
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Que reste-t-il de notre amour? Sitzung des Seminars Qu’enseigne la psychanalyse (Saison 5), in Toulouse am 14. Februar 2026, Transkription: Mensuel de l’EPFCL-France 197, juin 2026, im Internet hier. (EPFCL: École de Psychanalyse des Forums du Champ lacanien France)
Anmerkungen mit „A.d.Ü.“ sind vom Übersetzer, die übrigen Anmerkungen sind von Didier Castanet.
Veröffentlicht mit freundlicher Genehmigung von Didier Castanet und EPFCL..
Que reste-t-il de notre amour? Was bleibt von unserer Liebe?
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| On m’a fait remarquer, à juste titre, que ce que je proposais en guise de titre était proche de celui de la chanson de Charles Trenet, Que reste-t-il de nos amours. « Que reste-t-il de nos amours, que reste-t-il de ces beaux jours, une photo, vieille photo, de ma jeunesse. Que reste-t-il des billets doux, des mois d’avril, des rendez-vous, un souvenir qui me poursuit sans cesse… » Cette chanson est une romance à la fois joyeuse et nostalgique sur le thème de souvenirs d’un amour lointain et intemporel de jeunesse passée. C’est un standard de la chanson française, repris par beaucoup d’artistes français mais aussi étrangers. | Man hat mich zu Recht darauf hingewiesen, dass mein Titelvorschlag dem des Chansons von Charles Trenet, Que reste-t-il de nos amours, sehr ähnlich ist. „Was bleibt von unseren Lieben, was bleibt von diesen schönen Tagen, ein Foto, ein altes Foto aus meiner Jugend. Was bleibt von den Liebesbriefen, den Aprilmonaten, den Verabredungen, eine Erinnerung, die mich unaufhörlich verfolgt … “ Dieses Lied ist eine zugleich fröhliche und nostalgische Liebeshymne zum Thema der Erinnerungen an eine ferne und zeitlose Jugendliebe. Es ist ein Klassiker des französischen Chansons, der von vielen französischen, aber auch von ausländischen Künstlern übernommen wurde. |
| Ce fut un matin vraiment très tôt, alors que je cherchais un titre pour aujourd’hui, que m’est venu ce titre, sans faire le lien sur le moment avec la chanson de Charles Trenet. Et c’est une personne proche qui en voyant l’affiche m’a fait remarquer la proximité avec Trenet. Belle proximité et belle référence. Mais j’ai mis amour au singulier alors que dans le titre de Trenet les amours sont au pluriel. | Es war ganz früh am Morgen, als ich nach einem Titel für heute suchte, da kam mir dieser Titel in den Sinn, ohne dass ich in diesem Moment die Verbindung zu dem Lied von Charles Trenet herstellte. Und erst eine mir nahestehende Person wies mich, als sie das Plakat sah, auf die Ähnlichkeit mit Trenet hin. Eine schöne Ähnlichkeit und ein schöner Hinweis. Allerdings habe ich „Liebe“ im Singular verwendet, während in Trenets Titel die „Lieben“ im Plural stehen. |
| Avant de commencer, je voudrais faire une petite rectification à propos de l’affiche que j’ai proposée pour annoncer cette séance. Le tableau d’André Masson que Xavier Doumen a très bien reproduit s’intitule Paysage aux prodiges et date de 1935. Il y a eu une petite confusion avec un autre tableau intitulé Métamorphose qui, lui, date de 1928. Rectification faite. | Bevor ich beginne, möchte ich eine kleine Korrektur bezüglich des Plakats vornehmen, das ich zur Ankündigung dieser Sitzung vorgeschlagen habe. Das Gemälde von André Masson, das Xavier Doumen sehr gut reproduziert hat, trägt den Titel Paysage aux prodiges und stammt von 1935. Es gab eine kleine Verwechslung mit einem anderen Gemälde mit dem Titel Métamorphose, das von 1928 ist. Korrektur erledigt. |
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| Le transfert est le moteur de l’analyse, la répétition en est la matière et l’interprétation l’acte qui en modifie le cours. La fin de la psychanalyse lacanienne suppose la transformation du rapport du sujet à son désir, à la jouissance et au transfert. Le concept de transfert et la notion d’interprétation jouent un rôle central jusqu’au bout et surtout dans leur chute. | Die Übertragung ist der Motor der Analyse, die Wiederholung ist ihr Stoff und die Deutung ist der Akt, der ihren Ablauf modifiziert. Das Ende der lacanianischen Psychoanalyse setzt die Veränderung der Beziehung des Subjekts zu seinem Begehren, zur Jouissance und zur Übertragung voraus. Das Konzept der Übertragung und der Begriff der Deutung spielen bis zum Schluss eine zentrale Rolle, vor allem bei ihrem Fall (chute). |
| Le pivot du transfert, point initial et point d’aboutissement de son mouvement, est l’objet a. Cet objet a comme réel est la condition de la cure. C’est par rapport à son statut et à sa mise en fonction quant au désir que peut se définir la place de l’analyste dans le transfert, la modalité sous laquelle il s’y trouve impliqué : place de sujet supposé savoir, d’une part, et de l’espace de l’interprétation, fonction du désir de l’analyste, d’autre part, en tant que Lacan le présente comme le moteur de la cure. « Le sujet supposé savoir est pour nous le pivot d’où s’articule tout ce qu’il en est du transfert (1) . » | Dreh- und Angelpunkt der Übertragung, Ausgangspunkt und Endpunkt ihrer Bewegung ist das Objekt a. Das Objekt a als Reales ist die Bedingung der Kur. In Bezug auf seinen Status und seine Funktion im Hinblick auf das Begehren lässt sich der Platz des Analytikers in der Übertragung definieren, die Modalität, unter der er darin involviert ist: einerseits als Ort des Subjekts, dem zu wissen unterstellt wird, und andererseits als Raum der Deutung, abhängig vom Begehren des Analytikers, so wie Lacan es als Motor der Kur darstellt. „Das als wissend unterstellte Subjekt ist für uns der Dreh- und Angelpunkt, von dem aus alles artikuliert wird, worum es bei der Übertragung geht.“(1) |
| Dans le tout début d’un de ses textes de 1989 qui s’intitule « Quelle fin pour l’analyste ? », Colette Soler disait, je la cite : « La fin d’une analyse, c’est la fin d’un amour. » Et elle précise un peu plus loin qu’« il s’agit d’un amour qui se produit non par rencontre, mais par nécessité ». | Ganz am Anfang eines ihrer Texte aus dem Jahre 1989 mit dem Titel „Welches Ende für den Analytiker?“ sagte Colette Soler, ich zitiere: „Das Ende einer Analyse ist das Ende einer Liebe.“ Und etwas danach präzisiert sie, dass „es sich um eine Liebe handelt, die nicht durch eine zufällige Begegnung entsteht, sondern aus Notwendigkeit.“ |
| La chute du sujet supposé savoir n’est pas la suppression du transfert. À la place de l’Autre qui sait, sujet supposé savoir, vient l’Autre qui désire, l’Autre qui ne sait pas ce que le sujet désire ou ce qu’il va devenir. L’ambition de Lacan était de recruter les psychanalystes qui « croient à l’inconscient (2) ». Croire à l’inconscient s’oppose au sujet supposé savoir comme celui qui sait d’avance. L’inconscient est un savoir à inventer, non pas un savoir qui serait là depuis toujours et qu’il s’agirait simplement de découvrir. Le passage de la croyance au sujet supposé savoir à la croyance à l’inconscient, correspond au passage du travail de transfert au transfert de travail, du transfert à l’Autre qui sait au transfert à l’Autre qui désire, l’Autre barré. | Das Fallen (chute) des als wissend unterstellten Subjekts ist nicht die Unterdrückung der Übertragung. An die Stelle des Anderen, der weiß – des Subjekts, dem zu wissen unterstellt wird –, tritt der Andere, der begehrt, der Andere, der nicht weiß, was das Subjekt begehrt oder was aus ihm werden wird. Lacans Bestreben war es, Psychoanalytiker zu gewinnen, die „an das Unbewusste glauben“(2). An das Unbewusste zu glauben steht im Gegensatz zum Subjekt, dem zu wissen unterstellt wird, als dem Subjekt, das von vornherein weiß. Das Unbewusste ist ein Wissen, das es zu erfinden gilt, kein Wissen, das immer schon da wäre und das man lediglich entdecken müsste. Der Übergang vom Glauben an das Subjekt, das zu wissen unterstellt wird, zum Glauben an das Unbewusste entspricht dem Übergang von der Übertragungsarbeit zur Arbeitsübertragung, von der Übertragung auf den Anderen, der weiß, zur Übertragung auf den Anderen, der begehrt, zum ausgestrichenen Anderen. |
| Je retiens une date. 1964. C’est l’année de la fondation de l’École freudienne de Paris certes, mais c’est surtout l’année du Séminaire XI dans lequel, bien avant la « Proposition du 9 octobre 1967 sur le psychanalyste de l’École », se trouvent posées les coordonnées de la passe qui fait le psychanalyste, et donc aussi les conditions d’une école de psychanalyse. Cette passe suppose la définition du transfert comme amour, amour du savoir, dit Lacan. Cet amour du savoir vise la singularité du sujet. | Ich behalte ein Datum im Gedächtnis: 1964. Sicherlich, es ist das Gründungsjahr der École freudienne de Paris, aber vor allem ist das Jahr von Seminar XI, in dem – lange vor dem „Vorschlag vom 9. Oktober 1967 über den Psychoanalytiker der École“ – die Koordinaten der Passe festgelegt wurden, durch die der Psychoanalytiker entsteht, und damit auch die Bedingungen für eine Schule der Psychoanalyse. Diese Passe setzt die Definition der Übertragung als Liebe voraus, als Liebe zum Wissen, sagt Lacan. Diese Liebe zum Wissen zielt auf die Singularität des Subjekts. |
| Dans ce Séminaire XI, Lacan va mettre en avant deux termes s’agissant de la fin de la cure. Il nous indique comment le désir du psychanalyste, allant dans le sens exactement contraire à la pente vers l’identification, permet au sujet une traversée du fantasme, ramenant alors l’expérience de ce sujet au plan de la pulsion. Près de dix ans plus tard, et cette fois après la « Proposition sur la passe » d’octobre 1967, Lacan, dans sa « Note italienne », conditionne le passage à l’analyste à l’advenue d’un désir inédit – avant qu’il y ait du psychanalyste. Ce désir est désir de savoir, qui fait le désir de l’analyste, qui permet à l’analysant passé à l’analyste de soutenir la place de semblant de l’objet a, de se faire à son tour la cause du désir du sujet, s’offrant « comme point de mire à cette opération insensée, une psychanalyse, en tant qu’elle s’engage sur la trace du désir de savoir (3) ». | In Seminar XI hebt Lacan zwei Begriffe hervor, die sich auf das Ende der Kur beziehen. Er zeigt uns, wie das Begehren des Psychoanalytikers, das genau entgegengesetzt zur Tendenz zur Identifizierung verläuft, dem Subjekt ein Durchqueren des Phantasmas ermöglicht und damit die Erfahrung des Subjekts auf die Ebene des Triebs zurückführt. Fast zehn Jahre später, jetzt nach dem „Vorschlag zur Passe“ vom Oktober 1967, macht Lacan in seiner „Italienischen Note“ den Übergang zum Analytiker vom Aufkommen eines bisher unbekannten Begehrens abhängig – noch bevor es den Psychoanalytiker gibt. Dieses Begehren ist ein Begehren nach Wissen, welches das Begehren des Analytikers ausmacht und das es dem zum Analytiker übergegangenen (passé) Analysanten ermöglicht, den Platz des Scheins des Objekts a zu stützen, sich jetzt selbst zur Ursache des Begehrens des Subjekts zu machen und sich „als Zielpunkt für diese unsinnige Operation anzubieten, eine Psychoanalyse, insofern sie sich auf die Spur des Begehrens zu wissen begibt“(3). |
| De ce désir qui l’a conduit – citons encore la « Note italienne » – « à cerner l’irréductible de son horreur de savoir à lui (4) », de ce désir, l’analyste témoigne alors, non pas par un savoir sur l’objet, mais de ceci qu’il sait être un rebut, et que ça le transforme. « Rebut », pour reprendre ce mot de Lacan, ne veut rien dire d’autre que d’accepter le sans-idée de l’objet a, l’impossible irrémédiablement à symboliser où échoue la vanité de la question « Qui suis-je ? », autrement dit la question du sens. Ce savoir qui attient à l’être et marque le sujet, ce savoir d’une mutation, si le sujet ne peut le dire tout, s’il ne peut s’en entretenir, du moins peut-il en laisser reconnaître la marque à ceux qui la portent aussi, ses congénères. | Von diesem Begehren, das ihn – um noch einmal die „Italienische Note“ zu zitieren – dazu gebracht hat, „das Irreduzible seines eigenen Schreckens einzukreisen, des Schreckens vor dem Wissen“(4), von diesem Begehren zeugt der Analytiker dann nicht etwa durch ein Wissen über das Objekt, sondern dadurch, dass er weiß, dass er ein Abfall ist, und dass dies ihn verwandelt. „Abfall“, um dieses Wort von Lacan aufzugreifen, bedeutet nichts anderes als: das „Ideen-lose“ des Objekts a zu akzeptieren, also das, was sich unweigerlich der Symbolisierung entzieht und woran die Nichtigkeit der Frage „Wer bin ich?“ scheitert, mit anderen Worten: die Frage des Sinns. Dieses Wissen, das an das Sein rührt und das Subjekt prägt, dieses Wissen um eine Mutation – auch wenn das Subjekt nicht alles darüber sagen kann, auch wenn es sich darüber nicht verständigen kann, so kann es doch zumindest die Prägung davon diejenigen erkennen lassen, die sie ebenfalls tragen, seine Artgenossen,. |
| La cause analytique c’est d’abord ça : la cause d’un désir de savoir qui émerge dans la mutation analytique, la cause du désir de l’analyste. Cela tient au désir de Freud. Et ça tient à ce que chaque analyste, un par un, en fait – puisque la psychanalyse est pour chacun à réinventer. | Die analytische Ursache ist in erster Linie dies: die Ursache eines Begehrens nach Wissen, das in der analytischen Mutation auftaucht, die Ursache des Begehrens des Analytikers. Das hat mit dem Begehren von Freud zu tun. Und es hat mit dem zu tun, was jeder Analytiker, jeder für sich, daraus macht – da die Psychoanalyse für jeden neu zu erfinden ist. |
| La cause analytique est au fondement de l’acte analytique et au fondement de la présence de la psychanalyse au monde. Je le rappelle, Lacan parle du « devoir qui revient à la pychanalyse en notre monde (5) », dans « L’Acte de fondation », et aussi bien des « devoirs impliqués dans le désir de l’analyste », dans la première version (6) de la « Proposition du 9 octobre 1967 ». Il s’agit, dans la cause analytique, de désir et d’éthique. Nous en parlerons au mois de juillet à São Paulo au XIIIe Rendez-vous de l’Internationale des Forums. Cela tient à chacun, un par un. D’où la précarité de la psychanalyse et du discours analytique, d’où leur extinction possible, ce que Lacan ne manque pas de souligner. Je vous renvoie sur ce point au début de la « Note italienne ». | Die analytische Ursache bildet die Grundlage des analytischen Akts und die Grundlage der Präsenz der Psychoanalyse in der Welt. Ich erinnere daran, dass Lacan im „Gründungsakt“ von der „Aufgabe“ spricht, „die der Psychoanalyse in unserer Welt zukommt“(5), und ebenso von den „Aufgaben, die im Begehren des Analytikers enthalten sind“, in der ersten Fassung(6) des „Vorschlags vom 9. Oktober 1967“. Bei der analytischen Ursache geht es um Begehren und Ethik. Wir werden im Juli in São Paulo beim XIII. Treffen der Internationale der Foren darüber sprechen. Das obliegt jedem Einzelnen, jeder für sich. Von daher der prekäre Charakter der Psychoanalyse und des analytischen Diskurses, von daher ihr mögliches Aussterben, was Lacan zu betonen nicht versäumt. Ich verweise Sie hierzu auf den Anfang der „Italienischen Note”. |
| Aussi, cela implique que les psychanalystes ne rendent pas les armes, c’est-à-dire qu’ils soient décidés et avertis de ce qui les attend, et pour cela qu’ils sachent ce qui les responsabilise(7), comme l’écrit Lacan dans sa « Proposition du 9 octobre 1967 », « à savoir la position où [il a] fixé la psychanalyse dans sa relation à la science, celle d’extraire la vérité qui lui répond en des termes dont le reste de voix nous est alloué. […] Nous n’avons de choix qu’entre affronter la vérité ou ridiculiser notre savoir (8) ». | Das bedeutet auch, dass die Psychoanalytiker nicht kapitulieren dürfen, das heißt, dass sie entschlossen sein müssen und auf das gefasst sein müssen, was sie erwartet, dass sie hierfür wissen, wofür sie verantwortlich werden(7), wie Lacan in seinem „Vorschlag vom 9. Oktober 1967“ schreibt, „nämlich die Position, in der [er] die Psychoanalyse in ihrer Beziehung zur Wissenschaft verortet [hat], diejenige, die Wahrheit herauszuarbeiten, die ihr in Termini antwortet, von denen uns der Rest von Stimme zugeteilt ist. […] Wir haben keine andere Wahl als die, uns der Wahrheit zu stellen oder aber unser Wissen lächerlich zu machen“(8). |
| Si la psychanalyse se sépare de la science en ceci qu’elle invente un savoir qui n’est pas antinomique à la vérité, puisqu’elle se fonde sur l’énonciation d’un sujet, elle n’en a pas moins « vocation de science ». Non seulement elle a à tenir compte du savoir dans le réel, du savoir de la science, mais elle a à en prendre modèle. Et, bien plus encore, Lacan, dans sa « Note italienne » en 1973, assigne à la psychanalyse un « but par où [elle] s’égalerait à la science : à savoir, démontrer que ce rapport [le rapport sexuel] est impossible à écrire, soit que c’est en cela qu’il n’est pas affirmable, mais aussi bien non réfutable : au titre de vérité (9) ». | Wenn sich die Psychoanalyse darin von der Wissenschaft trennt, dass sie ein Wissen erfindet, das nicht im Widerspruch zur Wahrheit steht, da es sich auf die Äußerung eines Subjekts gründet, hat sie dennoch eine „Berufung zur Wissenschaft“. Sie muss das Wissen im Realen, das Wissen der Wissenschaft, nicht nur berücksichtigen, sondern sich daran auch ein Beispiel nehmen. Und darüber hinaus weist Lacan in seiner „Italienischen Note” von 1973 der Psychoanalyse ein „Ziel zu, durch das [sie] sich der Wissenschaft gleichstellen würde: nämlich zu demonstrieren, dass dieses Verhältnis [das sexuelle Verhältnis] unmöglich zu schreiben ist, das heißt, insofern es sich als Wahrheit nicht affirmieren, aber auch nicht widerlegen lässt.“(9) |
| À partir de ce point d’impossible, le savoir qu’invente la psychanalyse, comme celui de la science, a vocation à déplacer la limite, la frontière du réel et de la réalité entre signifiant et jouissance, entre S1 et a. C’est à partir de ce savoir en place de vérité que la psychanalyse opère – jusqu’à transformer le sujet, à son terme, dans le passage à l’analyste. « La vérité ne sert à rien qu’à faire la place où se dénonce ce savoir, ajoute Lacan. Ce savoir n’est pas rien, car ce dont il s’agit, c’est qu’accédant au réel, il le détermine [ce réel] tout aussi bien que le savoir de la science (10) . » | Ausgehend von diesem Punkt des Unmöglichen hat das von der Psychoanalyse erfundene Wissen, wie das der Wissenschaft, die Berufung, die Grenze zu verschieben, die Trennungslinie des Realen und der Realität zwischen Signifikant und Jouissance, zwischen S1 und a. Ausgehend von diesem Wissen am Platz der Wahrheit ist die Psychoanalyse wirksam – bis hin zur Transformation des Subjekts, am Ende seines Weges, in der Passage zum Analytiker. „Die Wahrheit dient zu nichts anderem als dazu, den Platz zu schaffen, an dem sich dieses Wissen kundtut“, fügt Lacan hinzu. „Dieses Wissen ist nicht nichts, denn es geht darum, dass es, indem es Zugang zum Realen erlangt, dieses [das Reale] ebenso bestimmt wie das Wissen der Wissenschaft.“(10) |
| La proposition de Lacan dans L’Acte psychanalytique : « L’acte analytique, nous le posons comme consistant en ceci : de supporter le transfert (11) », paraît être, à première vue, en contradiction avec celle énoncée dans son séminaire trois années auparavant : « La névrose de transfert est une névrose de l’analyste (12) . » En effet, comment l’acte peut-il supporter le transfert si celui-ci est une névrose de l’analyste ? Cette apparente contradiction vient de ce que nous tendons à considérer spontanément, d’abord que l’acte n’a pas à supporter le transfert mais à s’en débarrasser, et ensuite que le transfert, la névrose de transfert et la résistance de transfert sont des termes équivalents. Ce qu’ils ne sont pas, au moins pour Freud en 1915. | Lacans Vorschlag in Der psychoanalytische Akt: „Der analytische Akt, wir behaupten, dass er darin besteht, die Übertragung zu stützen“(11), scheint auf den ersten Blick im Widerspruch zu einer Aussage zu stehen, die er drei Jahre zuvor in seinem Seminar formuliert hatte: „Die Übertragungsneurose ist eine Neurose des Analytikers.“(12) Denn wie kann der Akt die Übertragung stützen, wenn sie eine Neurose des Analytikers ist? Dieser scheinbare Widerspruch rührt daher, dass wir spontan dazu neigen, erstens, anzunehmen, dass der Akt die Übertragung nicht zu stützen hat, sondern sich ihrer entledigen muss, und zum anderen, dass Übertragung, Übertragungsneurose und Übertragungswiderstand gleichbedeutende Termini sind. Was sie jedoch nicht sind, zumindest nicht für Freud im Jahre 1915. |
| La position de Lacan au moment du séminaire sur l’acte marque l’aboutissement d’un effort constant depuis les années 1950 pour redresser dans la psychanalyse la conception du transfert que la SFP (Société française de psychanalyse) avait fixée dans son congrès de 1951 sous la houlette de ses principaux leaders qu’étaient Nacht, Lagache, Bouvet et Held. Il me semble qu’on peut distinguer deux périodes dans l’effort de Lacan : 1951 et 1967–1968. La première est essentiellement critique et vise plutôt à spécifier ce que le transfert n’est pas. La seconde prend effet dans le Séminaire XI où le transfert est porté par Lacan à la hauteur d’un concept fondamental. Cette période culmine en 1967 avec l’écriture du mathème du transfert dans la « Proposition de 1967 » et s’appuie sur l’invention de l’objet a. | Lacans Position zur Zeit des Seminars über den Akt markiert den Höhepunkt einer seit den 1950er Jahren andauernden Bemühung, in der Psychoanalyse die Konzeption der Übertragung geradezurücken, die von der SFP (Société française de psychanalyse) auf ihrem Kongress von 1951 unter der Führung ihrer wichtigsten Vertreter – Nacht, Lagache, Bouvet und Held – festgelegt wurde. Meines Erachtens lassen sich in Lacans Bemühungen zwei Phasen unterscheiden: 1951 und 1967–1968. Die erste ist im Wesentlichen kritisch und zielt vor allem darauf, näher anzugeben, was die Übertragung nicht ist. Die zweite kommt in Seminar XI zur Wirkung, worin die Übertragung von Lacan zur Höhe eines Grundbegriffs erhoben wird. Diese Phase gipfelt 1967 in der Schreibung des Mathems der Übertragung im „Vorschlag von 1967“ und stützt sich auf die Erfindung des Objekts a. |
| Ce que je vais essayer de soutenir aujourd’hui, c’est que très tôt, dès 1951, pour Lacan, le sort du transfert et celui de l’acte dans la cure sont entièrement liés, y compris dans la conception de la fin de la cure. Par ailleurs, l’apparition dans la cure de l’amour de transfert pose avec perspicacité et justesse au psychanalyste la question de son acte. | Was ich heute zu vertreten versuchen werde, ist, dass für Lacan schon sehr früh, bereits ab 1951, in der Kur das Schicksal der Übertragung und das des Akts eng miteinander verbunden sind, einschließlich der Auffassung vom Ende der Kur. Im Übrigen wirft das Auftreten der Übertragungsliebe in der Kur für den Psychoanalytiker auf treffende und angemessene Weise die Frage nach seinem Akt auf. |
| Le transfert est un terme de Freud. En revanche, l’acte analytique est de Lacan, solidaire de son invention de l’objet a. Il vient répondre à une issue de la cure telle qu’il l’a décrite dans la période classique de son enseignement, celle qui se clôt avec la publication des Écrits. | Übertragung ist ein Terminus von Freud. Der analytische Akt hingegen stammt von Lacan, untrennbar verbunden mit seiner Erfindung des Objekts a. Er ist die Antwort auf einen Ausgang der Analyse, wie er ihn in der klassischen Phase seiner Lehre beschrieben hat, derjenigen, die mit der Veröffentlichung der Écrits endet. |
| Pour préciser cela, je me référerai à la fin du texte « Subversion du sujet et dialectique du désir », de 1960. Lacan introduit ainsi la fin de l’analyse : « À qui veut vraiment s’affronter à cet Autre » – « cet Autre » désigne ici l’Autre qui s’aperçoit au terme de l’expérience analytique – « s’ouvre la voie d’éprouver non pas sa demande, mais sa volonté. Et alors : ou de se réaliser comme objet, de se faire la momie de telle initiation bouddhique, ou de satisfaire à la volonté de castration inscrite en l’Autre, ce qui aboutit au narcissisme suprême de la cause perdue (13) . » Ce sont les deux voies que propose Lacan à la fin d’un texte qui systématise remarquablement toute l’expérience analytique. C’est aussi le texte qui introduit le graphe. À celui qui veut vraiment s’affronter à cet Autre, il resterait, d’un côté, à se réaliser comme objet – terme étrange –, ou de l’autre, côté sujet, à réaliser le narcissisme suprême : joli résultat tout de même. Lacan nous laisse stupéfaits devant ces deux voies inquiétantes sans en proposer d’autres. Toutefois, il ajoute : « Nous n’irons pas ici plus loin (14) . » Tout est dans le « ici ». En effet, ça peut laisser penser qu’ailleurs il puisse aller plus loin. | Um das zu präzisieren, beziehe ich mich auf das Ende des Textes „Subversion des Subjekts und Dialektik des Begehrens“ von 1960. Lacan führt das Ende der Analyse folgendermaßen ein: „Demjenigen, der sich diesem Anderen wirklich stellen will“ – „dieser Andere“ bezeichnet hier den Anderen, der am Ende der analytischen Erfahrung erfasst wird –, „eröffnet sich der Weg, nicht seinen Anspruch, sondern seinen Willen zu erfahren. Und dann: entweder sich als Objekt zu verwirklichen, sich zur Mumie einer buddhistischen Initiation zu machen, oder aber dem in den Anderen eingeschriebenen Willen zur Kastration zu entsprechen, was in den höchsten Narzissmus der Verlorenen (Ur-)Sache [Cause perdu] mündet“ (13). Das sind die beiden Wege, die Lacan am Ende eines Textes vorschlägt, der auf bemerkenswerte Weise die gesamte analytische Erfahrung systematisiert. Es ist auch der Text, mit dem der Graph eingeführt wird. Demjenigen, der sich diesem Anderen wirklich stellen will, bleibt demnach einerseits, sich als Objekt zu verwirklichen – ein seltsamer Ausdruck –, oder andererseits, auf der Seite des Subjekts, den höchsten Narzissmus zu verwirklichen: ein hübsches Ergebnis immerhin. Lacan lässt uns vor diesen beiden beunruhigenden Wegen verblüfft zurück, ohne andere vorzuschlagen. Er fügt jedoch hinzu: „Wir werden hier nicht weiter gehen.“(14) Alles steckt in dem „hier“. Es kann einen ja auf den Gedanken bringen, dass er anderswo weitergehen könnte. |
| Ce que le névrosé ne veut pas, tout au long de l’analyse, c’est « sacrifier sa castration (15) », phrase énigmatique. En effet, comment peut-on sacrifier sa castration qui est en elle-même un sacrifice ? Sacrifier sa castration, c’est en finir avec sa question, en finir avec l’incertitude. On sait à quel point le névrosé a du mal à en finir avec l’incertitude. La clinique de la névrose obsessionnelle nous le démontre de façon exemplaire. Le névrosé ne veut pas renoncer à son incertitude, c’est ce qui fait que Lacan le qualifie de « Sans-Nom (16) ». Le névrosé refuse qu’il y ait une réponse, il tient à sa question et se fait « sans-nom ». Combien de faits cliniques viennent souligner ce point. Par exemple la passion de l’anonymat chez le sujet obsessionnel. | Was der Neurotiker während der gesamten Analyse nicht will, ist, „seine Kastration zu opfern“(15) – ein rätselhafter Satz. Wie kann man seine Kastration opfern, die doch selbst bereits ein Opfer ist? Seine Kastration zu opfern, das heißt, seine Frage zu beenden, mit der Ungewissheit Schluss zu machen. Wir wissen, wie schwer es dem Neurotiker fällt, mit der Ungewissheit Schluss zu machen. Die Klinik der Zwangsneurose zeigt uns das auf exemplarische Weise. Der Neurotiker will seine Ungewissheit nicht aufgeben, weshalb Lacan ihn als „Namenlosen“(16) bezeichnet. Der Neurotiker lehnt jede Antwort ab, hält an seiner Frage fest und macht sich selbst zum „Namenlosen“. Wie viele klinische Tatsachen unterstreichen nicht diesen Punkt! Beim zwanghaften Subjekt zum Beispiel die Leidenschaft für die Anonymität. |
| J’ai remarqué que certains analystes semblent ignorer le « Sans-Nom » profond du névrosé, pensant que la fin de l’analyse mènerait à un « Sans-Nom ». En fait, la mise en péril de l’identification n’est pas l’abandon du nom, bien au contraire. Elle est sans doute l’acceptation, la fin de l’incertitude sur ce point comme sur d’autres. | Mir ist aufgefallen, dass manche Analytiker das tief „Namenlose“ des Neurotikers zu ignorieren scheinen, da sie glauben, das Ende der Analyse würde zu einem „Namenlosen“ führen. Tatsächlich bedeutet die Gefährdung der Identifizierung nicht den Verzicht auf den Namen, ganz im Gegenteil. Sie ist sicherlich das Akzeptieren, das Ende der Ungewissheit in diesem Punkt wie auch in Bezug auf andere Punkte. |
| Car enfin, que vise le sujet ? Il vise, comme Lacan nous le dit, à se réaliser comme objet. C’est une formule étrange, puisque dans les deux cas que propose Lacan, cette réalisation comme momie ou bien ce tragique du narcissisme de la Cause perdue, version Antigone ou version Claudel, est une mortification. La référence à la momie et au bouddhisme est récurrente tout au long des Écrits pour désigner les questions de fin d’analyse, de Prajapâti dans « Fonction et champ de la parole et du langage » à la douleur d’exister dans « Remarque sur le rapport de Daniel Lagache ». | Denn worauf zielt das Subjekt letztlich? Es zielt darauf, wie Lacan uns sagt, sich als Objekt zu verwirklichen. Das ist eine seltsame Formulierung, denn in beiden von Lacan dargelegten Fällen – sei es die Verwirklichung als Mumie oder aber das Tragische des Narzissmus der Verlorenen Ursache, Version Antigone oder Version Claudel – ist dies ja ein Abtöten. In den Écrits taucht der Verweis auf die Mumie und den Buddhismus immer wieder auf, um die Fragen zum Ende der Analyse zu bezeichnen, von Prajapâti in „Funktion und Feld der Sprache und des Sprechens“ bis hin zum Schmerz des Existierens in der „Anmerkung zum Bericht von Daniel Lagache“. |
| Ces deux issues de « se réaliser comme objet » ont l’air de s’adresser à la névrose. Mais c’est une problématique que Lacan évoque aussi pour la perversion. C’est en effet ce que Klossowski nous fait entrevoir, à suivre Lacan, lorsqu’il évoque l’apathie sadienne obtenue par la mise en pratique de tout ce qui lui passe par l’esprit, suivant la maxime « Réalisez tous les fantasmes qui vous passent par l’esprit ». Klossowski dit : « Il serait rentré au sein de la nature à l’état de veille dans notre monde. » Lacan ajoute, « habité par le langage ». Voilà une autre figure de la réalisation de l’objet, autre que la résorption du moi fort du névrosé dans la volonté divine. Cette phrase se trouve à la fin de la première partie du livre de Klossowski, de 1969, Nietzsche et le cercle vicieux. Cette phrase apparaît quand Klossowski évoque l’idée de Nietzsche d’un état d’immanence, une sorte de fusion totale dans la nature – mais à l’état de veille plutôt qu’à celui de sommeil ou d’inconscience. C’est une manière imagée de penser la dissolution du sujet individuel dans le flux des forces naturelles (ou éternel retour) nietzschéen. Pour Nietzsche, la pensée se confond avec la vie naturelle. | Diese beiden Wege, „sich als Objekt zu verwirklichen“, scheinen sich auf die Neurose zu beziehen. Doch handelt es sich um eine Problematik, die Lacan auch im Zusammenhang mit der Perversion anspricht. Eben das lässt uns Klossowski erahnen, wenn wir Lacan folgen, dort, wo Klossowski die Sade’sche Apathie anspricht, die durch das Praktizieren all dessen erreicht wird, was ihm in den Sinn kommt, gemäß der Maxime „Verwirklichen Sie sämtliche Phantasmen, die Ihnen in den Sinn kommen“. Klossowski sagt: „Er wäre, im Wachzustand, inmitten der Natur zurückgekehrt in unsere Welt.“ Lacan fügt hinzu: „die von der Sprache bewohnt wird“. Das ist eine weitere Figur der Verwirklichung des Objekts, eine andere als die Resorption des starken Ichs des Neurotikers im göttlichen Willen. Dieser Satz steht am Ende des ersten Teils von Klossowskis Buch aus dem Jahre 1969, Nietzsche und der Circulus vitiosus. Dieser Satz taucht auf, als Klossowski Nietzsches Idee eines Zustandes der Immanenz anspricht, einer Art völliger Verschmelzung mit der Natur, jedoch im Zustand des Wachens und nicht in dem des Schlafs oder der Bewusstlosigkeit. Es ist eine bildhafte Art, die Auflösung des individuellen Subjekts im Fluss der Naturkräfte (oder der ewigen Wiederkehr) nietzscheanisch zu begreifen. Für Nietzsche verschmilzt das Denken mit dem natürlichen Leben. |
| Klossowski décrit comment, après avoir traversé la « crise de la pensée du retour », Nietzsche serait revenu non pas à une simple conscience humaine, mais à une coïncidence avec le rythme de la nature, à « l’état de veille dans notre monde ». Cette phrase condense un thème fondamental de Klossowski, la désindividualisation de la subjectivité, où le penseur traversé par les forces impersonnelles du monde devient en quelque sorte « nature consciente d’elle-même ». | Klossowski beschreibt, wie Nietzsche, nachdem er die „Krise des Gedankens der Wiederkehr“ durchlebt hatte, nicht zu einem einfachen menschlichen Bewusstsein zurückgekehrt sei, sondern zu einer Übereinstimmung mit dem Rhythmus der Natur, im „Wachzustand in unserer Welt“. Dieser Satz verdichtet ein grundlegendes Thema von Klossowski: die Entindividualisierung der Subjektivität, bei welcher der Denker, durchdrungen von den unpersönlichen Kräften der Welt, gewissermaßen zur „sich selbst bewussten Natur“ wird. |
| Il y a encore d’autres modes de réalisation comme objet : celle que nous propose le président Schreber. Elle s’appelle réconciliation, en allemand Versöhnung, puisqu’il se résorbe dans la volonté d’un Autre qui est le retour d’Un-Père dans le réel. Cette réconciliation, il ne peut l’atteindre que mortifié, et il se voit cadavre lépreux traînant un autre cadavre lépreux. Grâce à cette mort, la volupté est devenue béatitude de l’âme, résorbée dans un langage où le seul affect qui règne est celui de la paix. Cette résorption du sujet dans le monde du langage, Lacan l’appelle « féminisation » de Schreber. | Es gibt noch andere Weisen der Verwirklichung als Objekt, etwa jene, die uns Präsident Schreber vorführt. Sie heißt Versöhnung*, denn er geht im Willen eines Anderen auf, der die Wiederkehr des Einen-Vaters im Realen ist. Er kann diese Versöhnung nur als Abgetöteter erreichen, und er sieht sich als aussätzigen Leichnam, der einen anderen aussätzigen Leichnam hinter sich herzieht. Durch diesen Tod ist die Wollust zur Glückseligkeit der Seele geworden, aufgelöst in einer Sprache, in der das einzig herrschende Gefühl das des Friedens ist. Diese Auflösung des Subjekts in der Welt der Sprache nennt Lacan Schrebers „Feminisierung“. |
| Féminisation schrébérienne, apathie sadienne, momie ou Antigone morte-vivante, voilà les modes de destitution subjective proposés par Lacan à partir de la perspective phallique. | Schreber’sche Feminisierung, Sade’sche Apathie, Mumie oder untote Antigone – das sind die Formen der Destituierung des Subjekts, die, in phallischer Perspektive, von Lacan vorgelegt werden. |
| Puis Lacan va proposer, par la sublimation analytique, une voie de résorption dans le monde qui soit autre que les impasses aperçues dans « Subversion du sujet », soit par la voie de la pulsion. Freud avait aperçu, lui aussi, un destin autre que le religieux, pour que le sujet puisse résorber son refoulement originaire dans le monde : l’art. Il trouvait que les artistes arrivaient à faire reconnaître leur fantasme par la société. L’artiste arrive à surmonter le refoulement, dit Freud, puisque la sublimation est un destin de la pulsion qui n’implique aucun refoulement. | Danach schlägt Lacan, durch die analytische Sublimierung, einen Weg der Auflösung in der Welt vor, der sich von den in „Subversion des Subjekts“ gesehenen Sackgassen unterscheidet, nämlich den Weg über den Trieb. Auch Freud hatte ein anderes als das religiöse Schicksal gesehen, damit das Subjekt seine Urverdrängung in der Welt auflösen könne: die Kunst. Er stellte fest, dass es Künstlern gelang, von der Gesellschaft ihr Phantasma anerkennen zu lassen. Dem Künstler gelingt es, die Verdrängung zu überwinden, sagt Freud, da die Sublimierung ein Triebschicksal ist, das mit keinerlei Verdrängung einhergeht. |
| Lacan propose que « psychanalyste » soit un nouveau nom de destin de la pulsion, la réalisation d’un nouveau destin de la pulsion. Reprenons ce que Lacan appelle, dans le « Préambule » de son « Acte de fondation de l’École », le point où le transfert doit mener le sujet. Il doit le mener à se soulever. On peut dire que le « sublime » est repris sous le terme de « se soulever ». Lacan le dit ainsi : « Encore faudrait-il que le désir et le transfert qui les animent aient soulevé ceux qui en ont l’expérience jusqu’à leur rendre intolérables les concepts qui perpétuent une construction de l’homme et de Dieu où entendement et volonté se distinguent d’une prétendue passivité du premier mode à l’arbitraire : activité qu’elle attribue au second (17) . » | Lacan schlägt vor, dass „Psychoanalytiker“ ein neuer Name für ein Triebschicksal sei, die Verwirklichung eines neuen Triebschicksals. Kehren wir zu dem zurück, was Lacan in der „Präambel“ seines „Gründungsakts der École“ als den Punkt bezeichnet, zu dem die Übertragung das Subjekt hinführen muss. Sie muss es dazu bringen, sich zu erheben (se soulever). Man kann sagen, dass mit dem Ausdruck „sich erheben“ das „Sublime“ bzw. das „Erhabene“ wieder aufgegriffen wird. Lacan sagt es so: „Es wäre noch erforderlich, dass das Begehren und die Übertragung, die sie bewegen, diejenigen, die diese Erfahrung gemacht haben, so weit aufgerüttelt (soulevé) hätten, dass ihnen jene Konzepte unerträglich werden, die eine Konstruktion von Mensch und Gott perpetuieren, in der Verstand und Wille voneinander unterschieden werden durch eine angebliche Passivität des Ersteren gegenüber dem Arbiträren: eine Aktivität, die sie dem zweiten zuschreibt.“(17) |
| Il y a là une idée qui me paraît importante, à savoir que l’homme comme créature ne peut jamais atteindre le créateur et que l’intellect ne pourra jamais considérer le résultat même de son action. | Darin liegt ein Gedanke, der mir wichtig erscheint, dass nämlich der Mensch als Geschöpf den Schöpfer niemals erreichen kann und dass der Intellekt niemals das Ergebnis seines Handelns selbst wird betrachten können. |
| C’est précisément dans le séminaire L’Envers de la psychanalyse que Lacan reprend ce point avec le néologisme operception (18) , qui est une construction d’opérer et de percevoir. Ce terme est lié à la logique de la perception et de l’opération, notamment lorsqu’il réfléchit à la façon dont la science produit des objets et dont le sujet humain s’y relie sans passer par la perception sensible ordinaire. C’est donc dans ce passage que le terme opercevoir est forgé par l’opération scientifique plutôt que par simple perception – donc une sorte d’operception implicite : percevoir par l’opération même plutôt que par les sens physiques. | Genau im Seminar Die Kehrseite der Psychoanalyse greift Lacan diesen Punkt wieder auf, mit dem Neologismus Operzeption(18), der sich aus „operieren“ und „perzipieren“ zusammensetzt. Dieser Terminus steht im Zusammenhang mit der Logik der Perzeption und der Operation, insbesondere wenn er darüber nachdenkt, wie die Wissenschaft Objekte produziert und wie sich das menschliche Subjekt mit ihnen verbindet, ohne dabei die gewöhnliche sinnliche Wahrnehmung zu durchlaufen. In dieser Passage wird der Ausdruck operzipieren also eher durch die wissenschaftliche Operation als durch bloße Perzeption geprägt – es handelt sich also um eine Art implizite Operzeption: perzipieren eben durch die Operation statt durch die physischen Sinne. |
| Plus précisément pour nous, l’operception est un effet de la perte, autrement dit cette operception n’est possible que parce qu’il y a une perte : quelque chose est retranché (l’objet a) et ce retranchement structure le champ perceptif. Ce que le sujet voit est organisé autour d’un manque. L’objet a est ce qui ne se perçoit pas, mais ce par quoi toute perception s’opère. On peut encore dire que ce que le sujet perçoit est déjà orienté par la jouissance. La perception est captée par la jouissance et organisée par ce qui en reste. Une jouissance est prélevée et c’est depuis ce reste que je perçois. Je dirai que l’operception est la perception en tant qu’elle est effet du discours, structurée par la perte de l’objet a et orientée par le plus de jouir. Ce que le sujet perçoit est ce qui reste visible après l’opération de la jouissance. | Genauer gesagt ist für uns die Operzeption eine Wirkung des Verlusts, mit anderen Worten, diese Operzeption ist nur möglich, weil es einen Verlust gibt: etwas wird abgetrennt (das Objekt a), und diese Abtrennung strukturiert das perzeptive Feld. Was das Subjekt sieht, ist um einen Mangel herum organisiert. Das Objekt a ist das, was nicht perzipiert wird, wodurch aber jede Perzeption operiert. Man kann auch sagen, das, was das Subjekt perzipiert, ist bereits durch die Jouissance orientiert. Die Perzeption wird von der Jouissance erfasst und durch das organisiert, was davon übrig bleibt. Eine Jouissance wird abgezogen und ausgehend von diesem Rest perzipiere ich. Ich würde sagen, die Operzeption ist insofern die Perzeption, als sie eine Wirkung des Diskurses ist, strukturiert durch den Verlust des Objekts a und ausgerichtet auf die Mehrlust. Was das Subjekt perzipiert ist das, was nach der Operation der Jouissance sichtbar bleibt. |
| Je vais faire un lien peut-être hardi en disant que c’est là où la psychanalyse n’est pas de l’ordre d’un « christianisme de désespoir (19) ». Si elle se refuse à l’espoir, elle encourage en tout cas à se soulever contre un certain nombre de repères. Et elle donne comme boussole le point où, effectivement, sont soulevés ceux qui sont passés par l’expérience. C’est ce que la passe doit opérer : ce dispositif pour percevoir la marque par où il y a eu opération de la psychanalyse. C’est un dispositif d’operception. | Ich werde eine möglicherweise gewagte Verbindung herstellen, wenn ich sage, dass genau deshalb die Psychoanalyse nicht zur Ordnung eines „Christentums der Verzweiflung“(19) gehört. Auch wenn sie sich der Hoffnung verweigert, ermutigt sie jedenfalls dazu, sich gegen eine Reihe von Orientierungspunkten zu erheben. Und als Kompass liefert sie den Punkt, an dem diejenigen, die durch diese Erfahrung hindurchgegangen sind, tatsächlich erhoben sind. Dies ist das, was die Passe operativ ermöglichen muss: dieses Dispositiv, um die Markierung zu perzipieren, durch die eine Operation der Psychoanalyse stattgefunden hat. Es ist dies ein Dispositiv der Operzeption. |
| Jusque-là je me suis référé à la page 826 des Écrits, c’est-à-dire l’avant-dernière page du texte « Subversion du sujet et dialectique du désir ». Mais juste avant, à la fin de la page précédente, il était question du transfert et de l’amour. C’est sur ce point que je voudrais poursuivre pour rejoindre ma question de ce soir. | Bislang habe ich mich auf Seite 826 der Écrits bezogen, also auf die vorletzte Seite des Textes „Subversion des Subjekts und Dialektik des Begehrens“. Doch unmittelbar davor, am Ende der vorhergehenden Seite, ging es um die Übertragung und um die Liebe. An diesen Punkt möchte ich anschließen, um zu meiner Frage von heute Abend zu gelangen. |
| Qu’est-ce qui est donc requis de l’analyste au moment de l’apparition de l’amour de transfert ? Je dirai que l’amour est le lieu privilégié d’émergence du désir, puis que, comme le signale Lacan dans la séance du 13 mars 1963 de son séminaire sur l’angoisse, « seul l’amour permet à la jouissance de condescendre au désir (20) ». Mais il est aussi le moment où le désir se présente le plus dans sa radicale altérité. Ce qu’il y a donc derrière l’amour de transfert, c’est le désir de l’analysant dans sa rencontre avec le désir de l’analyste. | Was also wird vom Analytiker verlangt, wenn die Übertragungsliebe auftritt? Ich möche sagen, dass die Liebe der bevorzugte Ort ist, an dem das Begehren auftaucht, da, wie Lacan in der Sitzung vom 13. März 1963 seines Seminars über die Angst hervorhebt, „allein die Liebe es der Jouissance erlaubt, sich zum Begehren herabzulassen“(20). Sie ist aber auch der Moment, in dem sich das Begehren am stärksten in seiner radikalen Andersartigkeit zeigt. Was sich also hinter der Übertragungsliebe verbirgt, ist das Begehren des Analysanten in seiner Begegnung mit dem Begehren des Analytikers. |
| En 1958, dans « La direction de la cure et les principes de son pouvoir », Lacan réaffirme de manière encore plus radicale les principes dégagés en 1951 concernant sa conception du transfert. Ce texte est à lire toujours comme une critique des pratiques de la SFP. Si certains à la SFP, comme Nacht, Bouvet ou Held, considèrent que la fin de la cure se fait essentiellement en termes de liquidation de la névrose de transfert, Lacan conteste l’assimilation du transfert à une résistance, bien plus, il indique comment l’interprétation du traitement comme une résistance nourrit ce qu’elle veut faire disparaître, à savoir le transfert lui-même, car l’interprétation ne peut être entendue que dans le transfert. Le transfert ne peut donc être considéré comme une forme particulière de la résistance. | 1958 bekräftigt Lacan in „Die Ausrichtung der Kur und die Prinzipien ihrer Macht“ noch radikaler die 1951 herausgearbeiteten Prinzipien seiner Konzeption der Übertragung. Dieser Text ist stets als Kritik an den Praktiken der SFP zu lesen. Während einige Mitglieder der SFP, wie Nacht, Bouvet oder Held, der Ansicht sind, dass das Ende der Kur im Wesentlichen in der Beseitigung der Übertragungsneurose besteht, widerspricht Lacan der Angleichung der Übertragung an einen Widerstand; vielmehr zeigt er auf, wie die Deutung der Behandlung als Widerstand genau das nährt, was sie zum Verschwinden bringen will, nämlich die Übertragung selbst, da die Deutung nur im Rahmen der Übertragung verstanden werden kann. Die Übertragung kann deshalb nicht als eine spezielle Form des Widerstandes angesehen werden. |
| C’est encore au texte de Lagache d’introduction au colloque de 1951 que Lacan se réfère dans la troisième partie de « La direction de la cure… », « Où en est-on avec le transfert ? ». Il rappelle encore une fois que le transfert ne peut et ne doit pas se comprendre dans les termes d’une « two bodies psychology », selon la formule de Balint, ni se décliner comme une somme de sentiments. Une fois encore, il tente d’arracher le transfert à une conception phénoménologique en rappelant que « le maniement du transfert ne fait qu’un avec sa notion (21) », formule que nous pouvons comprendre mieux si nous l’entendons au sens où l’acte de l’analyste et le transfert sont indissolublement liés. | Im dritten Teil von „Die Ausrichtung der Kur. …“, also in „Wo stehen wir mit der Übertragung?“, bezieht Lacan sich erneut auf Lagaches Einführungstext zum Kolloquium von 1951. Er erinnert noch einmal daran, dass die Übertragung weder im Sinne einer „Two-Bodies-Psychology“ verstanden werden kann und darf – nach der Formulierung von Balint – und dass sie auch nicht als eine Summe von Gefühlen dekliniert werden sollte. Erneut versucht er, die Übertragung einer phänomenologischen Konzeption zu entreißen, indem er daran erinnert, dass „die Handhabung der Übertragung eins ist mit ihrem Begriff“(21), eine Formulierung, die wir besser verstehen können, wenn wir sie in dem Sinne auffassen, dass der Akt des Analytikers und die Übertragung unauflöslich miteinander verbunden sind. |
| Dans le Séminaire XI – à partir du moment où est forgé pour Lacan le concept d’objet a –, il va pouvoir proposer sa propre conception du transfert et redonner sa vraie place à l’objet. Le transfert en tant qu’opératoire n’est pas pure répétition. Il est lié aux moments d’ouverture-fermeture de l’inconscient et aux battements de l’objet. Le transfert comme concept opératoire n’est pas la répétition d’une histoire. Il n’y a pas de catharsis, ce qui veut dire que le transfert ne se liquide pas en l’expliquant. | In Seminar XI – von dem Moment an, in dem für Lacan das Konzept des Objekts a geprägt ist –, wird er in der Lage sein, seine eigene Konzeption der Übertragung vorzuschlagen und dem Objekt seinen wahren Platz zurückzugeben. Die Übertragung als operatives Konzept ist nicht reine Wiederholung. Sie steht im Zusammenhang mit den Momenten des Öffnens und Schließens des Unbewussten und mit dem „Schlagen“ des Objekts. Die Übertragung als operatives Konzept ist nicht die Wiederholung einer Geschichte. Es gibt keine Katharsis, was bedeutet, die Übertragung wird nicht dadurch aufgelöst, dass sie erklärt wird. |
| La chute du transfert correspond à l’effondrement de la supposition du savoir de l’analyste, la destitution de l’analyste de cette place Autre garante du sens, la reconnaissance que le savoir inconscient ne réside pas chez l’analyste mais qu’il est produit par le sujet lui-même. Pour Lacan, c’est une désupposition du savoir et la chute de l’objet a de la place où l’analyste l’incarnait. Cette chute du transfert n’est pas une rupture émotionnelle, ni un rejet de l’analyste, ni une désillusion cynique. C’est une destitution structurale qui opère par rapport à la structure différentielle du langage. | Das Fallen der Übertragung entspricht dem Zusammenbruch der Unterstellung des Wissens des Analytikers, entspricht der Destituierung des Analytikers vom Platz des Anderen als Garant des Sinns, entspricht der Erkenntnis, dass das unbewusste Wissen nicht beim Analytiker liegt, sondern vom Subjekt selbst produziert wird. Für Lacan ist dies ein Aufgeben der Wissensunterstellung und das Fallen des Objekts a von dem Platz, an dem es vom Analytiker verkörpert wurde. Dieses Fallen der Übertragung ist weder ein emotionaler Bruch noch eine Zurückweisung des Analytikers noch eine zynische Desillusionierung. Es handelt sich um eine strukturelle Destituierung, die in Beziehung zur differentiellen Struktur der Sprache operiert. |
| C’est le transfert, c’est-à-dire le rapport à l’analyste, qui a conduit Freud à la répétition. Il faut préciser que la répétition n’est pas le transfert. Dans « La direction de la cure… », Lacan souligne que s’il n’y avait pas de distinction entre transfert et répétition, l’analyse ne serait pas possible. | Es ist die Übertragung, das heißt die Beziehung zum Analytiker, die Freud zur Wiederholung geführt hat. Es muss präzisiert werden, dass die Wiederholung nicht die Übertragung ist. In „Die Ausrichtung der Kur…“ betont Lacan, dass, wenn es keinen Unterschied zwischen Übertragung und Wiederholung gäbe, die Analyse nicht möglich wäre. |
| L’amour de transfert « se donne un partenaire qui a chance de répondre (22) », nous dit Lacan. Ce partenaire c’est l’analyste. Pensons que cette réponse n’est pas de l’ordre de la communication. C’est une réponse qui vise l’au-delà du sens et le chiffrage de la jouissance. C’est aussi ce qui caractérise la fonction du transfert. | Die Übertragungsliebe „gibt sich einen Partner, der die Chance hat, zu antworten“ (22), sagt uns Lacan. Dieser Partner ist der Analytiker. Wir sollten beachten, dass diese Antwort nicht zur Ordnung der Kommunikation gehört. Es ist eine Antwort, die auf das Jenseits des Sinns abzielt und auf die Verschlüsselung der Jouissance. Das ist es auch, was die Funktion der Übertragung charakterisiert. |
| Si le transfert, comme le dit Lacan, est la mise en acte de la réalité de l’inconscient(23), cela s’oppose à la formule de Lagache selon laquelle ce serait la mise en acte des conflits infantiles non résolus. Et lorsque Lacan énonce que le transfert est la mise en acte de la réalité de l’inconscient, il précise que cela veut dire la mise en acte d’un désir, et ce désir, dit Lacan, est le désir de l’analyste. | Wenn die Übertragung, wie Lacan sagt, das In-Akt-Setzen (mise en acte) der Realität des Unbewussten ist(23), steht das im Gegensatz zu Lagaches Formel, wonach es sich um das In-Akt-Setzen ungelöster kindlicher Konflikte handeln würde. Und wenn Lacan sagt, dass die Übertragung das In-Akt-Setzen der Realität des Unbewussten ist, präzisiert er, dass dies das In-Akt-Setzen eines Begehrens bedeutet, und dieses Begehren, sagt Lacan, ist das Begehren des Analytikers. |
| Une fois le transfert situé dans sa fonction de battement(24) et raccordé au désir de l’analyste, Lacan indique la position de l’analyste : ni directeur de conscience, ni manipulateur « authentique », il est l’objet du transfert. « L’analyste, vous ai-je dit, tient cette place pour autant qu’il est l’objet du transfert (25) . » Précisons que cet objet a n’est pas l’objet de la relation d’objet, c’est un objet pulsatile évidé qui a la structure de la pulsion. | Sobald die Übertragung in ihrer Funktion als „Schlagen“(24) verortet und mit dem Begehren des Analytikers verbunden ist, zeigt Lacan die Position des Analytikers auf: er ist weder Gewissensführer noch „authentischer“ Manipulator, sondern das Objekt der Übertragung. „Der Analytiker, habe ich Ihnen gesagt, nimmt diesen Platz insofern ein, als er das Objekt der Übertragung ist.“(25) Es sei präzisiert, dass dieses Objekt a nicht das Objekt der Objektbeziehung ist, sondern ein entleertes pulsierendes Objekt, das die Struktur des Triebes (pulsion) aufweist. |
| Cette articulation est essentielle pour la théorie du transfert. Elle permet de rejeter définitivement les pratiques de l’IPA en montrant que le transfert comme l’acte sont appendus au manque à jouir dans l’ordre de l’objet (et non pas à l’éducation objectale) et au manque de savoir dans l’Autre (et non pas au fait de savoir liquider la névrose de transfert). Et c’est pourquoi il fallait que Lacan ait pu effectuer cette invention de son objet pour que la théorie du transfert prenne un tout autre sens à partir de 1964. Les dernières pages du Séminaire XI sont à cet égard très instructives. Lacan y montre comment fonctionne le couple transfert-désir de l’analyste. | Diese Verknüpfung ist für die Theorie der Übertragung wesentlich. Sie ermöglicht es, die Praktiken der IPA definitiv zurückzuweisen, indem sie zeigt, dass sowohl die Übertragung als auch der Akt verbunden sind mit dem Mangel an Jouissance in der Ordnung des Objekts (und nicht mit der objektbezogenen Erziehungl) sowie mit dem Mangel an Wissen im Anderen (und nicht damit, die Übertragungsneurose beseitigen zu können). Und deshalb war es notwendig, dass Lacan die Erfindung seines Objekts vollziehen konnte, damit die Theorie der Übertragung ab 1964 eine ganz andere Bedeutung erhält. Die letzten Seiten von Seminar XI sind in dieser Hinsicht sehr aufschlussreich. Lacan zeigt hier, wie das Paar Übertragung – Begehren des Analytikers funktioniert. |
| Qu’attend-on dans la passe ? Je vais essayer d’être précis. Ce n’est pas toujours facile lorsqu’on entre dans le détail de l’enseignement de Lacan. On observe dans cet enseignement quatre grandes conceptions de la fin de l’analyse : la fin par le désir, son interprétation et sa reconnaissance ; la fin par le fantasme, sa construction et sa traversée ; la fin par le transfert, sa résolution, versant névrose de transfert, la destitution de l’analyste comme sujet supposé savoir et sa résolution, versant séparation de l’analyste, de a en tant qu’objet de rejet ; la fin par le symptôme, identification au symptôme/sinthome et/ou savoir, réaliser pourquoi on a ces sinthomes. | Was erwartet man in der Passe? Ich werde versuchen, präzise zu sein. Das ist nicht immer einfach, wenn man auf die Einzelheiten von Lacans Lehre eingeht. In dieser Lehre lassen sich vier große Konzeptionen zum Ende der Analyse beobachten: das Ende durch das Begehren, seine Deutung und seine Anerkennung; das Ende durch das Phantasma, seine Konstruktion und sein Durchqueren; das Ende durch die Übertragung, ihre Auflösung, auf der Seite der Übertragungsneurose die Destituierung des Analytikers als Subjekt, dem zu wissen unterstellt wird, und ihre Auflösung, auf der Seite der Trennung vom Analytiker, von a als Objekt der Zurückweisung; das Ende durch das Symptom, Identifizierung mit dem Symptom/Sinthom und/oder Wissen, zu realisieren, warum man diese Sinthome hat. |
| J’ajouterai à cela que la fin par la résolution du transfert et celle par l’identification au symptôme semblent se situer dans la veine freudienne, même si elles sont fort dissemblables. Leur différence tient au moins en ceci que la fin par la résolution du transfert (celle relative à la névrose de transfert) a été non seulement aperçue mais thématisée et élaborée dans la psychanalyse depuis Freud. La fin par l’identification au symptôme, elle, n’est freudienne que sur un seul point : elle entérine le constat freudien qu’à la fin d’une analyse, il y a de l’incurable. | Ich möchte hinzufügen, dass das Ende durch die Auflösung der Übertragung und das durch die Identifizierung mit dem Symptom offenbar in der Freudschen Tradition verortet sind, auch wenn sie sich stark voneinander unterscheiden. Der Unterschied besteht zumindest darin, dass das Ende durch die Auflösung der Übertragung (dasjenige, das sich auf die Übertragungsneurose bezieht) in der Psychoanalyse seit Freud nicht nur gesehen, sondern thematisiert und ausgearbeitet worden ist. Das Ende durch die Identifizierung mit dem Symptom ist hingegen nur in einem einzigen Punkt freudianisch: es bestätigt die Freud’sche Feststellung, dass es am Ende einer Analyse etwas Unheilbares gibt. |
| De quoi s’agit-il dans la passe à propos de cette articulation transfert, acte et désir de l’analyste ? | Worum geht es in der Passe im Hinblick auf diese Verknüpfung von Übertragung, Akt und Begehren des Analytikers? |
| L’enjeu de la passe se trouve dans la résolution du transfert. Il est important de cerner ce point-là aussi avec beaucoup de précision. La passe requiert de l’analysant devenu passant qu’il ne s’en tienne pas à la vérité qu’il a découverte, mais élabore à partir d’elle un savoir de forme inédite. Le processus transférentiel débouche sur la chute du transfert. C’est quasiment inéluctable pour celui ou celle qui effectue le travail d’association. C’est le moment de la destitution subjective. On trouve ça dans la « Proposition sur le psychanalyste de l’École ». Cette fin du processus transférentiel ouvre sur le moment de la passe. | Der Einsatz, um den es in der Passe geht, bezieht sich auf die Auflösung der Übertragung. Es ist wichtig, auch diesen Punkt sehr genau zu erfassen. Die Passe verlangt vom Analysanten, der zum „Passanten“ geworden ist, dass er sich nicht mit der Wahrheit begnügt, die er entdeckt hat, sondern dass er ausgehend davon ein Wissen in bisher unbekannter Form ausarbeitet. Der Übertragungsvorgang mündet in das Fallen der Übertragung. Das ist für denjenigen oder diejenige, der oder die die Assoziationsarbeit leistet, quasi unausweichlich. Es ist der Moment der subjektiven Destituierung. Das findet sich im „Vorschlag über den Psychoanalytiker der École“. Dieses Ende des Übertragungsvorgangs eröffnet den Moment der Passe. |
| De quoi s’agit-il ? La chute du transfert désigne ce moment de la cure où le transfert – moteur du travail analytique – cesse d’opérer comme illusion structurante sans pour autant disparaître brutalement. Si ce n’est pas un indice de fin de cure, c’est au minimum un moment décisif. La chute du transfert correspond à l’effondrement de la supposition du savoir de l’analyste, à la destitution de l’analyste de cette place Autre garante du sens, où il détiendrait le sens ultime de son désir, la reconnaissance que le savoir inconscient ne réside pas chez l’analyste mais qu’il est produit par le sujet lui-même. | Worum geht es dabei? Das Fallen der Übertragung bezeichnet jenen Moment der Kur, in dem die Übertragung – der Motor der analytischen Arbeit – aufhört, als strukturierende Illusion zu operieren, ohne jedoch abrupt zu verschwinden. Wenn dies kein Hinweis auf das Ende der Kur ist, so ist es doch zumindest ein entscheidender Moment. Das Fallen der Übertragung entspricht dem Zusammenbrechen der Unterstellung des Wissens des Analytiker, der Destituierung des Analytikers vom Platz des Anderen als Garanten des Sinns, an dem er vermeintlich den letzten Sinn seines Begehrens innehätte, sowie der Erkenntnis, dass das unbewusste Wissen nicht beim Analytiker liegt, sondern vom Subjekt selbst produziert wird. |
| Le sujet ne parle plus pour l’Autre, mais à partir de son rapport singulier au réel. C’est la fin de la croyance en un savoir de l’Autre. Ce n’est pas une rupture émotionnelle, ni un rejet de l’analyste, ni une désillusion cynique. C’est une destitution structurale, destitution subjective. Concrètement, cela se traduit par une diminution de la demande dans le sens de « qu’est-ce que ça veut dire ? », mais aussi par une parole plus autonome et moins adressée. | Das Subjekt spricht nicht mehr für den Anderen, sondern ausgehend von seiner singulären Beziehung zum Realen. Es ist das Ende des Glaubens an ein Wissen des Anderen. Es handelt sich weder um einen emotionalen Bruch noch um eine Zurückweisung des Analytikers noch um eine zynische Desillusionierung. Es geht um eine strukturelle Destituierung, um eine subjektive Destituierung. Konkret äußert sich das in einem Abnehmen des Anspruchs im Sinne von „Was bedeutet das?“, aber auch in einem autonomeren und weniger adressierten Sprechen. |
| La passe est l’invention de Lacan pour mettre à l’épreuve la chute du transfert. La chute du transfert est la condition de la passe : ces deux moments sont liés. La passe suppose que le transfert soit tombé, que le sujet ne soit plus aliéné à l’Autre et qu’il ait isolé son mode de jouissance singulier, soit son symptôme fondamental. | Die Passe ist Lacans Erfindung, um das Fallen der Übertragung auf die Probe zu stellen. Das Fallen der Übertragung ist die Bedingung für die Passe: diese beiden Momente sind miteinander verbunden. Die Passe setzt voraus, dass die Übertragung gefallen ist, dass das Subjekt nicht mehr an den Anderen entfremdet ist und dass es seine singuläre Art der Jouissance isoliert hat, also sein grundlegendes Symptom. |
| Pour terminer sur ce point, je dirai que la chute du transfert est un fait clinique interne à la cure. La passe est l’élaboration et la mise à l’épreuve de ce fait. On peut ajouter que sans cette chute du transfert, il n’y a pas de passe possible, mais que toute chute du transfert ne débouche pas nécessairement sur une passe. L’analyste est produit comme reste, non comme idéal. | Zum Abschluss dieses Punktes möchte ich sagen, dass das Fallen der Übertragung eine klinische Tatsache ist, die der Kur innewohnt. Die Passe ist die Ausarbeitung und die Überprüfung dieser Tatsache. Man kann hinzufügen, dass ohne das Fallen der Übertragung eine Passe nicht möglich ist, dass aber nicht jedes Fallen der Übertragung notwendigerweise zu einer Passe führt. Der Analytiker wird als Rest produziert, nicht als Ideal. |
| Au début de ce paragraphe, je disais que la passe et la fin de l’analyse obéissaient à deux logiques temporelles différentes. Sur ce point, Lacan va faire un pas en avant avec l’éthique du bien-dire. Les deux références majeures pour le bien-dire se trouvent dans Télévision et dans le séminaire … Ou pire. Deux questions se posent alors : qu’est-ce que précisément le bien-dire pour Lacan ? Et qu’apporte de plus ce bien-dire que la passe n’aurait pas fait ? Je vais aborder les choses rapidement, sans trop être caricatural j’espère, pour ne pas trop déborder de mon sujet ce soir. | Zu Beginn dieses Abschnitts sagte ich, die Passe und das Ende der Analyse würden zwei unterschiedlichen zeitlichen Logiken folgen. In diesem Punkt geht Lacan mit der Ethik des „Bien-dire“, des „Gut-Sagens“, einen Schritt weiter. Die beiden wichtigsten Belege zum Gut-Sagen finden sich in Television und im Seminar … oder schlimmer. Damit stellen sich zwei Fragen: Was genau ist für Lacan das Gut-Sagen? Und was bringt dieses Gut-Sagen mehr, als die Passe geleistet hätte? Ich werde die Dinge kurz anreißen, hoffentlich nicht allzu karikaturhaft, um heute Abend nicht zu sehr von meinem Thema abzuweichen. |
| Le bien-dire n’est pas le bien-parler, ni parler joliment, ni même faire preuve d’éloquence. Le bien-dire, c’est dire juste par rapport au réel du sujet, c’est-à-dire dire au plus près de ce qui fait symptôme, mais aussi dire d’une façon qui touche la jouissance, ou encore un dire qui fasse coupure, qui déplace ou en tout cas qui produise un effet. Autrement dit, le biendire est un dire qui fait événement. C’est un dire qui ne décrit pas, mais qui produit un effet de vérité, même partiel, même bancal. | Das Gut-Sagen ist weder das Gut-Reden noch meint es schön sprechen, noch gar das Bekunden von Eloquenz. Das Gut-Sagen bedeutet, in Bezug auf das Reale des Subjekts richtig zu sagen das heißt, so nah wie möglich an dem zu sagen, was das Symptom ausmacht, aber auch auf eine Weise zu sagen, die an die Jouissance rührt, oder auch ein Sagen, das einen Schnitt vollzieht, das verschiebt oder jedenfalls eine Wirkung hervorruft. Mit anderen Worten, das Gut-Sagen ist ein Sagen, das ein Ereignis hervorbringt. Es ist ein Sagen, das nicht beschreibt, sondern einen Wahrheitseffekt produziert, und sei er noch so partiell, noch so wackelig. |
| Lacan insiste en disant qu’on peut très bien parler, très clairement, très intelligemment et être complètement à côté. À l’inverse, un lapsus, une phrase tordue, un mot mal placé peut être du bien-dire. Cela signifie que le bien-dire n’est pas du côté de la maîtrise mais du côté de ce qui se rate juste comme il faut. | Lacan insistiert darauf zu sagen, dass man sehr gut, sehr klar und sehr intelligent sprechen kann und dass man völlig danebenliegen kann. Umgekehrt kann ein Versprecher, ein verdrehter Satz oder ein falsch platziertes Wort ein Gut-Sagen sein. Das bedeutet, dass das Gut-Sagen nicht auf der Seite der Beherrschung liegt, sondern auf der Seite dessen, was genau richtig danebengeht. |
| Pour Lacan, cela vient de la rupture avec l’idée classique de la vérité. En effet, pour lui, la vérité ne peut que se mi-dire. Ainsi, le bien-dire est un dire ajusté à cette impossibilité de dire toute la vérité. Le bien-dire ne bouche pas le manque, ne moralise pas bien sûr et ne normalise pas la jouissance. Dans la pratique, cela se traduit par l’intervention de l’analyste qui vise le bien-dire par une ponctuation, une scansion ou juste un seul mot. Le bien-dire, c’est que le sujet entende autre chose que ce qu’il voulait dire. Le bien-dire ne vise pas le sens mais l’effet. | Für Lacan ergibt sich das aus dem Bruch mit der klassischen Wahrheitsvorstellung. Denn für ihn lässt sich die Wahrheit nur halbsagen. Somit ist das Gut-Sagen ein Sagen, das an die Unmöglichkeit angepasst ist, die ganze Wahrheit zu sagen. Das Gut-Sagen füllt den Mangel nicht auf, moralisiert natürlich nicht und normalisiert nicht die Jouissance. In der Praxis übersetzt sich das durch die Intervention des Analytikers, die das Gut-Sagen anzielt: durch eine Interpunktion, eine Skandierung oder auch nur ein einziges Wort. Das Gut-Sagen bedeutet, dass das Subjekt etwas anderes hört als es sagen wollte. Das Gut-Sagen zielt nicht auf den Sinn, sondern auf die Wirkung. |
| Tout cela suppose de distinguer le dit du dire. Nous verrons pourquoi par la suite et le lien avec le bien-dire. Le dit, c’est ce qui est énoncé, c’est le contenu du discours, c’est aussi ce qui peut être répété ou transmis. Le dit appartient au symbolique, au sens, au savoir (S2), à ce qui se fige. Le dire, c’est l’acte de dire, c’est l’événement de parole, soit ce qui se produit au moment même où ça se dit. Le dire engage le sujet et touche au réel. | All dies setzt voraus, dass man das Gesagte vom Sagen unterscheidet. Wir werden anschließend noch sehen, warum das so ist, sowie die Verbindung mit dem Gut-Sagen. Das Gesagte ist das, was ausgesagt wird, es ist der Inhalt der Rede, es ist auch das, was wiederholt oder weitergegeben werden kann. Das Gesagte gehört zum Symbolischen, zum Sinn, zum Wissen (S2), zu dem, was erstarrt. Das Sagen ist der Akt des Sagens, es ist das Ereignis des Sprechens, also das, was in eben dem Moment produziert wird, in dem es gesagt wird. Das Sagen verwickelt das Subjekt und rührt an das Reale. |
| Pourquoi Lacan les distingue ? Parce que pour lui le sens trompe, le savoir bouche le réel, alors que le dire peut faire trou. C’est là que le bien-dire prend tout son sens : ce n’est pas produire un « bon dit » mais viser un dire qui fasse effet. Dans la cure, l’analysant produit des dits à la chaîne, l’analyste écoute le dire, soit les lapsus, les hésitations ou encore les silences, et quand il intervient, il vise un dire sans s’encombrer du dit, parfois même contre le sens. | Warum unterscheidet Lacan zwischen beiden? Weil für ihn der Sinn täuscht und das Wissen das Reale verschließt, während das Sagen ein Loch machen kann. Hier kommt dem Gut-Sagem seine ganze Bedeutung zu: Es geht nicht darum, etwas „gut Gesagtes“ zu produzieren, sondern ein Sagen anzustreben, das eine Wirkung hervorruft. In der Kur produziert der Analysant fortlaufend Gesagtes, der Analytiker hört das Sagen, das heißt die Versprecher, die Momente des Zögern oder auch des Schweigens, und wenn er interveniert, zielt er auf ein Sagen, ohne sich mit dem Gesagten zu belasten, bisweilen sogar gegen den Sinn. |
| La question qui se pose alors est de savoir comment le dire est lié à la jouissance. C’est une articulation très délicate à la fin de l’enseignement de Lacan. On pourrait aussi se demander pourquoi la jouissance n’est pas dans le dit. Parce qu’elle n’est pas représentable par le signifiant et qu’elle résiste au sens. Le dit rate structurellement la jouissance. Il la recouvre, la déplace, la maquille, mais ne la touche pas directement. C’est ce qui fait dire à Lacan que le dit est du côté du semblant. Le dire, au contraire, n’est pas un contenu, mais un acte de parole. Or un acte engage le corps, implique un risque, fait effraction. Et la jouissance est du côté de l’acte, pas du message. Quand un sujet parle, il ne jouit pas de ce qu’il dit, mais de la manière dont ça sort, du ratage, de l’excès ou de la répétition. C’est là que la jouissance se loge. Le symptôme est lui-même une jouissance fixée par un dire. Le dire touche à la jouissance là où le dit échoue. | Die Frage, die sich dann stellt, ist, wie das Sagen mit der Jouissance verbunden ist. Das ist am Ende von Lacans Lehre eine sehr heikle Verknüpfung. Man könnte sich auch fragen, warum die Jouissance nicht im Gesagten liegt. Weil sie durch den Signifikanten nicht darstellbar ist und dem Sinn widersteht. Das Gesagte verfehlt strukturell die Jouissance. Es überdeckt sie, verschiebt sie, verschleiert sie, es berührt sie aber nicht direkt. Das bringt Lacan dazu zu sagen, dass das Gesagte auf der Seite des Scheins liegt. Das Sagen hingegen ist nicht ein Inhalt, sondern ein Sprechakt. Ein Akt jedoch verwickelt den Körper, birgt ein Risiko, vollzieht einen Einbruch. Und die Jouissance liegt auf der Seite des Akts, nicht der Botschaft. Wenn ein Subjekt spricht, genießt es nicht das, was es sagt, sondern die Art, wie es herauskommt, das Misslingen, den Exzess oder die Wiederholung. Hier kommt die Jouissance unter. Das Symptom ist selbst eine Jouissance, die durch ein Sagen fixiert ist. Das Sagen rührt dort an die Jouissance, wo das Gesagte scheitert. |
| Cliniquement, pourquoi l’interprétation vise-t-elle le dire ? Parce qu’une interprétation qui explique le dit calme, rassure, ferme. C’est de la psychothérapie. Alors qu’une interprétation qui fait coupure déstabilise, fait vaciller le sens, déplace la jouissance. Cette interprétation agit par équivoque, homophonie ou silence. | Klinisch gesehen: warum zielt die Deutung auf das Sagen? Weil eine Deutung, die das Gesagte erklärt, weil eine solche Deutung beruhigt, Sicherheit gibt, abschließt. Das ist Psychotherapie. Wohingegen eine Deutung, die einen Schnitt vornimmt, destabilisiert; sie bringt den Sinn ins Wanken und verschiebt die Jouissance. Diese Deutung agiert durch Mehrdeutigkeit, Homophonie oder Schweigen. |
| Donc, pour clore ce paragraphe, avant de revenir à mes questions initiales, je dirai que le dit fait sens, alors que le dire se rapporte à la jouissance. C’est pour cela que la psychanalyse ne vise pas à « bien dire », au sens rhétorique, mais à produire un dire qui déplace la jouissance. Pour Lacan, l’éthique du bien-dire vise l’au-delà de la passe analytique. Ce n’est pas la clôture de l’expérience transférentielle, mais la fin de l’expérience analytique. | Um also diesen Abschnitt abzuschließen, bevor ich auf meine anfänglichen Fragen zurückkomme, möchte ich sagen, das Gesagte macht Sinn, während sich das Sagen auf die Jouissance bezieht. Deshalb zielt die Psychoanalyse nicht darauf, im rhetorischen Sinne „gut zu sprechen“, sondern ein Sagen hervorzubringen, durch das die Jouissance verschoben wird. Für Lacan zielt die Ethik des Gut-Sagens auf das Jenseits der analytischen Passe. Das ist nicht der Abschluss der Übertragungserfahrung, jedoch das Ende der analytischen Erfahrung. |
| Il me semble que le cartel de la passe va se prononcer sur un dire. Le passant ne doit pas seulement parler, mais produire un dire qui ait valeur d’acte analytique et ce en l’absence de son analyste censé en être la cause. De ce dire, la tâche du cartel est de relever les éléments qui lui permettront de conclure s’il y a ou non pour le passant sortie du transfert, de sorte que cette sortie soit la condition d’une autorisation authentique. | Mir scheint, dass sich das „Kartell“ der Passe zu einem Sagen äußern wird. Der Passant muss nicht nur sprechen, sondern ein Sagen hervorbringen, das den Wert eines analytischen Akts hat, und dies in Abwesenheit seines Analytikers, von dem angenommen wird, dessen Ursache zu sein. In Bezug auf dieses Sagen hat das Kartell die Aufgabe, die Elemente herauszuarbeiten, die es ihm ermöglichen zu entscheiden, ob es für den „Passanten“ ein Heraustreten aus der Übertragung gibt oder nicht, derart, dass dieses Heraustreten die Bedingung für eine authentische Autorisierung wäre. |
| De quoi s’agit-il avec cette expression « sortie du transfert (26) » ? On trouve cette expression dans le texte de 1958, dans les Écrits, « La direction de la cure et les principes de son pouvoir ». Lacan fait de cette sortie du transfert le paradoxe logique de toute psychanalyse. En effet, l’interprétation qui vise à démarquer le sujet de la répétition, interprétation venant du transfert, « sera encore entendue » « comme venant de l’Autre du transfert » et « la sortie du sujet hors transfert est ainsi reculée ad infinitum ». C’est sur ce point que la position du passant est délicate, car, tout en restant encore dans la relation transférentielle à son analyste, il ne fera plus cas de ce que dit l’analyste, comme venant de « l’Autre du transfert ». | Worum geht es bei dem Ausdruck „Heraustreten aus der Übertragung“(26)? Man findet ihn in den Écrits in einem Text von 1958, „Die Ausrichtung der Kur und die Prinzipien ihrer Macht“. Lacan macht das Heraustreten aus der Übertragung zur logischen Paradoxie jeder Psychoanalyse. Denn die Deutung, die darauf zielt, das Subjekt von der Wiederholung abzuheben, eine aus der Übertragung kommende Deutung, „wird weiterhin gehört werden als käme sie vom Anderen der Übertragung“, und so wird „das Heraustreten des Subjekts aus der Übertragung ad infinitum hinausgeschoben“. An diesem Punkt ist die Position des „Passanten“ heikel, denn obwohl er in der Übertragungsbeziehung zu seinem Analytiker verbleibt, wird er dem, was der Analytiker sagt, nicht mehr als etwas Rechnung tragen, das vom „Anderen der Übertragung“ kommt. |
| Pour conclure, Lacan rejoint la parabole freudienne quand il nous parle du désir du psychanalyste d’être un rebut. L’analysant, à la fin d’un certain parcours, ne peut que jeter ce semblant qui n’est pas bon à incorporer comme objet. Il ne sert qu’à montrer à celui qui devient analyste quel est le destin de l’amour de transfert, en tout cas quand le désir de l’analyste a conduit la cure jusqu’à son terme. | Um zum Schluss zu kommen, Lacan knüpft an die Freud’sche Parabel an, wenn er zu uns vom Begehren des Psychoanalytikers spricht, ein Abfall zu sein. Der Analysant kann am Ende eines bestimmten Weges diesen Schein, der sich nicht gut als Objekt einverleiben lässt, nur noch fortwerfen. Er dient nur dazu, demjenigen, der Analytiker wird, zu zeigen, was das Schicksal der Übertragungsliebe ist, jedenfalls wenn das Begehren des Analytikers die Kur bis zu ihrem Ende geführt hat. |
| Souvenons-nous que dans son « Acte de fondation » de 1964, et plus précisément dans le « Préambule » de cet Acte, Lacan écrit : « Poursuivre dans des alibis la méconnaissance qui s’abrite ici de faux papiers, exige la rencontre du plus valable d’une expérience personnelle avec ceux qui la sommeront de s’avouer, la tenant pour un bien commun (27) . » Sommation à prendre dans le sens de la somme, rendue possible du fait même du consentement à l’aveu de cette « part la plus valable ». Or c’est bien cela qui est en jeu lorsqu’il s’agit d’élaborer et de transmettre un savoir sur l’expérience, mais aussi un savoir sur la fin de la cure et le passage si paradoxal qui conduit l’analysant à occuper cette place de l’analyste, dont il a pourtant mesuré le statut de rebut. | Wir sollten uns daran erinnern, dass Lacan in seinem „Gründungsakt“ von 1964, und genauer in der „Präambel“ dieses Akts, Folgendes schreibt: „Das Fortsetzen des Verkennens durch Alibis, ein Verkennen, das sich hier hinter falschen Papieren verbirgt, erfordert die Begegnung des Wertvollsten einer persönlichen Erfahrung mit jenen, die sie auffordern werden (sommeront), sich zu ihr bekennen, da sie sie für ein Gemeingut halten.“(27) „Sommation“ (Aufforderung) ist hier im Sinne von „Summe“ zu verstehen, die eben durch die Tatsache der Zustimmung zum Bekennen dieses „wertvollsten Teils“ ermöglicht wird. Eben das steht auf dem Spiel, wenn es darum geht, ein Wissen über die Erfahrung zu erarbeiten und weiterzugeben, aber auch ein Wissen über das Ende der Kur und die so paradoxe Passage, die den Analysanten dazu bringt, den Platz des Analytikers einzunehmen, dessen Status als eines Abfalls er doch selbst ermessen hat. |
| De la passe, c’est très explicitement la production d’un bien commun que requiert la « Proposition d’octobre 1967 » : « une cumulation de l’expérience, son recueil et son élaboration, une sériation de sa variété, une notation de ses degrés ». Et Lacan ajoute que « ses résultats doivent être communiqués: à l’École d’abord pour critiques“, et corrélativement à l’ensemble de la communauté analytique – y compris l’IPA. C’est moi qui ajoute ce « y compris à l’IPA », car Lacan précise dans le texte que les sociétés psychanalytiques, « tout exclus qu’elles nous aient faits, n’en restent pas moins notre affaire (28) ». Les résultats de la passe, voilà donc un bien commun par excellence. | Was die Passe angeht, so fordert der „Vorschlag vom Oktober 1967“ ganz ausdrücklich die Produktion eines Gemeinguts: „eine Kumulation der Erfahrung, ihre Sammlung und Ausarbeitung, eine Serialisierung ihrer Vielfalt, eine Notation ihrer Abstufungen“. Und Lacan fügt hinzu, dass „ihre Ergebnisse mitgeteilt werden müssen, zunächst der École zur Kritik“ und korrelativ dazu der gesamten analytischen Gemeinschaft – einschließlich der IPA. Das „einschließlich der IPA“ füge ich hinzu, denn Lacan präzisiert im Text, dass die psychoanalytischen Gesellschaften, „so sehr sie uns auch zu Ausgeschlossenen gemacht haben, gleichwohl unsere Sache bleiben“(28). Die Ergebnisse der Passe sind demnach ein Gemeingut par excellence. |
| On remarque ainsi que ce bien commun est autre chose que l’idéal collectiviste de l’utopie fouriériste, par exemple, qui serait du registre de l’identification idéalisante. Et c’est autre chose tout aussi bien qu’un idéal stakhanoviste d’un travail voué à la jouissance d’un maître féroce. | Man stellt somit fest, dass dieses Gemeingut etwas anderes ist als beispielsweise das kollektivistische Ideal der fourieristischen Utopie, das zum Register der idealisierenden Identifizierung gehören würde. Und ebenso ist es etwas anderes als ein stachanowistisches Ideal einer Arbeit, die der Jouissance eines grausamen Herrn gewidmet ist. |
Über den Autor
Didier Castanet ist Psychoanalytiker in Toulouse, Analytiker der École (AME von EPFCL) und lehrt am Collège de clinique psychoanalytique du Sud-Ouest. Von 2003 bis 2023 war er, mit Michel Bousseyroux, Herausgeber der Zeitschrift L’en-je lacanien.
Zahlreiche seiner Aufsätze (französisch und spanisch) findet man im Internet über das Portal von CAIRN: hier.
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- Michel Bousseyroux: Was einen dazu bringt, die Zunge rauszustrecken. Über „L’étourdit“
- Jacques Lacan: Vorschlag vom 9. Oktober 1967 über den Psychoanalytiker der École
- Jacques Lacan: Note italienne – Italienische Note
Anmerkungen
Die Übersetzungen von Lacan-Zitaten habe ich, gegenüber den hier aufgeführten deutschen Übersetzungen, meist geändert, RN.
(1) J. Lacan, « Proposition du 9 octobre 1967 sur le psychanalyste de l’École », dans Autres écrits, Paris, Le Seuil, 2001, p. 248.
Dt.: „Vorschlag vom 9. Oktober 1967 über den Psychoanalytiker der École“. Übersetzt von Ulrike Oudée Dünkelsbühler. Im Internet veröffentlicht auf: Lacan entziffern, 24. Juni 2019, hier.
(2) J. Lacan, « Discours prononcé le 6 décembre 1967 à l’E.F.P. », Scilicet, n° 2-3, Le Seuil, Paris 1973, p. 29.
Von diesem Text gibt es keine veröffentlichte deutsche Übersetzung, weder in Verlagen noch im Internet.
Englische Übersetzung: „Adress to the Freudian school of Paris of december 6 1967“. Übersetzt von Esther Faye, Deborah McIntyre, Leonardo Rodríguez and Susan Schwartz. In: The Forum of Aotearoa New Zealand, 2022, hier.
(3) J. Lacan, Le Séminaire, Livre XVII, L’Envers de la psychanalyse, Paris, Le Seuil, 1966, p. 122.
Dt.: Das Seminar, Buch XVII (1969–1970), Die Kehrseite der Psychoanalyse. Übersetzt von Hans-Dieter Gondek. Turia und Kant, Wien 2023, S. 135.
(4) J. Lacan, « Note italienne », dans Autres écrits, op. cit., p. 309.
Dt.: „Note italienne – Italienische Note“. Übersetzt von Eva Maria Jobst. Im Internet veröffentlicht auf „Lacan entziffern“, 5. Juli 2019, hier.
(5) J. Lacan, « Acte de fondation », dans Autres écrits, op. cit., p. 229.
Dt.: „Gründungsakt.“ Übersetzt von Nelson Hellmanzik. Im Internet veröffentlicht auf der Seite der NLS-Initiative Berlin, vermutlich 2025, hier.
(6) J. Lacan, 1re version de la « Proposition sur le psychanalyste de l’école », Ornicar ? Ana lytica, vol. 8, 1978, auf der Seite „Pas-tout Lacan“ der ELP hier.
Von diesem Text gibt es keine veröffentlichte deutsche Übersetzung, weder in Verlagen noch im Internet.
(7) Vgl. J. Lacan, « Proposition du 9 octobre 1967 sur le psychanalyste de l’École », art. cit., p. 243;
Dt.: „Vorschlag vom 9. Oktober 1967“, a.a.O.
(8) Ibid., p. 252.
Dt.: „Vorschlag vom 9. Oktober 1967“, a.a.O.
(9) J. Lacan, « Note italienne », art. cit., p. 310.
Dt.: „Italienische Note“, a.a.O.
(10) Ibid.
(11) J. Lacan, Le Séminaire, Livre XV, L’Acte psychanalytique, Paris, Le Seuil, 2024, 17 Janvier 1968, p. 108.
Von diesem Seminar, Der psychoanalytiche Akt (1967/68), kursiert eine private deutsche Übersetzung von Gerhard Schmitz.
(12) J. Lacan, Le Séminaire, Livre XII, Problèmes cruciaux, Paris, Le Seuil, 2025, p. 169.
Von diesem Seminar gibt es keine veröffentliche deutsche Übersetzung, weder in Verlagen noch im Internet.
(13) J. Lacan, « Subversion du sujet et dialectique du désir », dans Écrits, Paris, Le Seuil, 1966, p. 826.
Dt.: „Subversion des Subjekts und Dialektik des Begehrens im Freud’schen Unbewussten“. In;: J.L.: Schriften. Band II. Vollständiger Text. Übersetzt von Hans-Dieter Gondek. Turia und Kant, Wien 2015, S. 325–369, hier: S. 367.
(14) Ibid., p. 827.
Dt.: A.a.O., S. 367.
(15) Ibid., p. 826.
Dt.: A.a.O., S. 366
(16) Ibid.
Dt.: A.a.O.
(17) J. Lacan, « Acte de fondation », art. cit., p. 239.
Dt.: „Gründungsakt“, a.a.O.
(18) J. Lacan, Le Séminaire, Livre XVII, L’Envers de la psychanalyse, op. cit., p. 187.
Dt.: Die Kehrseite der Psychoanalyse, a.a.O, S. 209.
(19) J. Lacan, « Subversion du sujet et dialectique du désir », art. cit., p. 827.
Dt.: „Subversion des Subjekts“, a.a.O., S. 367.
(20) J. Lacan, Le Séminaire, Livre X, L’Angoisse, Paris, Le Seuil, 2004, p. 209.,
Dt.: J. Lacan: Das Seminar, Buch X (1962–1963): Die Angst. Übersetzt von Hans-Dieter Gondek. Turia und Kant, Wien 2010, S. 224.
(21) J. Lacan, « La direction de la cure et les principes de son pouvoir », art. cit., p. 603.
Dt.: „Die Lenkung der Kur und die Prinzipien ihrer Macht“. In: Ders.: Schriften. Band II. Vollständiger Text. Übersetzt von Hans-Dieter Gondek. Turia und Kant, Wien 2015, S. 72–145, hier: S. 94.
(22) J. Lacan, « Introduction à l’édition allemande des Écrits », dans Autres écrits, op. cit., p. 558.
Dt.: „Vorwort zur deutschen Ausgabe meiner ausgewählten Schriften“. Übersetzt von Norbert Haas und Chantal Creusot. In: J. Lacan: Schriften II. Hg. v. Norbert Haas. Quadriga, Weinheim korr. Aufl. 1991, S. 7–14, hier: S. 13.
(23) (A.d.Ü.:) J. Lacan, Le Séminaire, Livre XI, Les Quatre Concepts fondamentaux de la psychanalyse, Paris, Le Seuil, 1973, p. 133.
Dt.: J. Lacan: Das Seminar, Buch XI (1964): Die vier Grundbegriffe der Psychoanalyse. Übersetzt von Norbert Haas. Turia und Kant, Wien 2015, S. 152.
(24) (A.d.Ü.:) J. Lacan, Le Séminaire, Livre XI, Les Quatre Concepts fondamentaux de la psychanalyse, op. cit., p. 33.
Dt.: Die vier Grundbegriffe, a.a.O. S. 38.
(25) J. Lacan, Le Séminaire, Livre XI, Les Quatre Concepts fondamentaux de la psychanalyse, Paris, Le Seuil, 1973, p. 211.
Dt.: Die vier Grundbegriffe, a.a.O., S. 245.
(26) J. Lacan, « La direction de la cure et les principes de son pouvoir », art. cit., p. 591.
Dt.: „Die Lenkung der Kur“, a.a.O., S. 80.
(27) J. Lacan, « Acte de fondation », art. cit., p. 239.
Dt.: „Gründungsakt“, a.a.O.
(28) J. Lacan, « Proposition du 9 octobre 1967 sur le psychanalyste de l’École », art. cit., p. 255.
Dt.: J. Lacan: „Vorschlag vom 9. Oktober über den Psychoanalytiker der École“, a.a.O.
